Takao Takano

Takao Takano, un nom fort exotique pour un restaurant situé dans le 6ème arrondissement de Lyon. Celui de son chef, originaire du Japon. Arrivé en 2002 en France, il se forme auprès de Nicolas Le Bec et, 9 ans après, ouvre son propre restaurant pour nous transmettre sa vision personnelle de la cuisine. Aujourd’hui, il affiche une étoile au guide Michelin. Un joli commencement qui témoigne de la qualité des mets proposés par  cet établissement.

La salle, d’une superficie moyenne, accueille, seulement 26 couverts. C’est peu, mais parfait pour profiter d’un repas dans le calme. Si la décoration est épurée et moderne, quelques touches de bois aux murs apportent un aspect convivial et participent à la création d’une atmosphère très agréable, presque intimiste. Le service est lui aussi un point positif. Discret mais souriant, on se prend à discuter avec les serveurs, qui savent nous renseigner parfaitement sur les plats dégustés.

À la carte, trois menus nous sont proposés. Gourmands, nous avons choisis le plus imposant, le « partage ». Composé de 4 plats, fromages et de deux desserts, il nous a permis d’avoir une réelle vision de la cuisine du chef.

En amuse bouche, « le flan aux oeufs fumés, shitakés,  maquereaux, et consommé de boeuf ». La signature de cette table, qui nous avait déjà été servie lors de notre premier repas, avec d’autres produits.

img_1819

le flan aux oeufs fumés, shitakés,  maquereaux, et consommé de boeuf

Le  premier plat , « la langoustine d’Écosse juste saisie, cresson de fontaines et grain noble », introduit ce repas sur une touche de légèreté. Une cuisson parfaite de la langoustine, tendre et fondante, qui s’accorde alors à merveille avec ce consommé de cresson à la saveur moutardée. La touche de fraicheur est apportée par de délicats morceaux de pommes.  Finalement, l’iode est amenée par le caviar, et ce plat est une réelle réussite. Des produits nobles sublimés par des produits simples …

img_1821

la langoustine d’Écosse juste saisie, cresson de fontaines et grain noble

Le second plat fut le coup de coeur du déjeuner : « le risotto, truffe d’automne, aux noisettes torréfiées et pied de cochon ». Un plat très raffiné mais en même temps tellement réconfortant. Le riz, parfaitement cuit, était crémeux tel un vrai risotto Italien. L’originalité se situait dans l’utilisation des noisettes et des pieds de cochon, pour un résultat délicieux. La truffe d’automne, en revanche, manquait de parfum.

img_1822

Risotto, truffe d’automne, noisettes torréfiées et pieds de cochon

Le « turbot sauvage, retour de cueillette et huile de laurier ». Ce plat nous prouve encore la maitrise technique du chef : une cuisson du poisson parfaitement contrôlée. Celui-ci était accompagné de champignons, mais aussi de quelques coquillages. Le respect du produit est significatif ici, mais l’on est moins surpris par les saveurs.

img_1825

Turbot sauvage, retour de cueillette et huile de laurier

Finalement, dernier met salé, « le ris de veau au sautoir, échalote confite aux clous de girofles et zestes d’agrumes ». Une cuisson de nouveau merveilleuse et des accords de saveurs qui révèlent le produit en lui apportant une note de fraicheur…

img_1827

Ris de veau au sautoir, échalote confite au clous de girofles et zestes d’agrumes

S’ensuit la sélection de fromages de saison, de vache, chèvre et brebis, puis les desserts. Le premier, les « figues noires de Solliès marinées au tilleul, fromage blanc et gavotte », nous a réellement conquis. De nombreuses textures s’offrent à nous : glace, biscuit, fruit, crème… L’ensemble est harmonieux et le gout parfait :  on finit le repas sur une touche de légèreté.

img_1829

Figues noires de Solliès marinées au tilleul, fromage blanc et gavotte

Second dessert, le « chocolat noir moelleux, cuit et cru, citron confit, caramel tiède et fève de tonka ». De nouveau, ce dessert nous a beaucoup charmé tant il allie des textures nombreuses et des saveurs qui s’accordent avec originalité.

img_1832

Chocolat noir moelleux, cuit et cru, citron confit, caramel tiède et fève de tonka

Finalement, le repas s’achève avec deux mignardises, dont une madeleine particulièrement fondante.

J’ai été séduite par la cuisine de Takao Takano qui s’avère extrêmement raffinée. Son amour de la cuisine est significatif lorsque les plats arrivent : les produits dégustés sont sublimés et respectés. On le remarque aussi avec le dressage des assiettes : épurées, sobres mais raffinées,  elles permettent d’apprécier et d’admirer pleinement le produit cuisiné. Le chef manie les saveurs avec précision, et les plats dégustés sont délicieux, mais surtout harmonieux. Les quantités sont suffisantes, sans nous donner une impression d’avoir trop mangé.

Publicités

4 réflexions sur “Takao Takano

  1. Colette dit :

    Mais que tout cela a l’air bon ! Une cuisine qui fait voyager…. Super, dommage que ce restaurant soit si loin de chez nous. Je trouve la photo correspondante à la langoustine d’Écosse très belle. Es ce que c’est une feuille de capucine en déco et à croquer ? Grosse bise à la petite veinarde qui sait si bien commenter ses expériences culinaires.

    Aimé par 1 personne

    • charlottebyrgthr dit :

      Tu as raison c’est bien une feuille de capucine ! Le chef utiles beaucoup les herbes dans ses plats… C’était vraiment excellent oui, je te le recommande vivement pour tes prochaines venues à Lyon, bisous et merci pour tes retours toujours si positifs !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s